La peur la plus répandue face au développement agentique n'est pas « l'IA va mal coder ». C'est « l'IA va coder dans mon dos, et je ne saurai plus pourquoi ». Une boîte noire qui produit du code sans qu'on puisse en discuter, ni le faire relire par quelqu'un en qui on a confiance. Cette peur est légitime - et c'est précisément ce que Survol est construit pour éviter.
Notre conviction : les humains gardent la main. Pas comme un slogan rassurant, mais comme une mécanique concrète, à deux endroits du flux : avant que l'agent ne code, et après.
Déléguer l'exécution, ce n'est pas déléguer la décision.
Avant : la décision produit se discute entre humains
Chez Survol, on n'engage pas une session d'agent sur un sujet non tranché. Les décisions produit se discutent - en équipe, et au besoin avec l'agent comme contributeur, jamais comme arbitre. Une décision a un cycle de vie clair : ouverte → acceptée / refusée → implémentée, avec ses dates, un vote pouce haut/bas, la liste des votants, et un rattachement facultatif à une fonctionnalité. Quand c'est tranché, la décision nourrit le contexte de l'agent. Pas avant.
Après : la revue d'expert devient des tâches
Le code produit n'est pas sacré sous prétexte qu'un agent l'a écrit. Survol intègre une revue d'experts humains : vous commandez une synthèse à un expert du domaine, qui rend des constats classés par sévérité - critique, important, mineur - avec un correctif proposé pour chacun.
Et c'est là que la boucle se referme proprement : chaque constat est actionnable d'un clic. D'un constat, vous créez soit une tâche pour l'agent, soit une décision produit s'il faut d'abord trancher. Les commentaires restent partagés avec l'expert. La synthèse n'est pas un PDF qui dort dans un tiroir : c'est un point d'entrée vers le travail.
# Une synthèse d'expert, transformée en actions constat [critique] "Injection SQL possible sur la recherche" → tâche agent constat [important] "Pas de pagination sur l'historique" → décision produit constat [mineur] "Libellés incohérents au checkout" → tâche agent
Au-delà des revues : Survol permet aussi de commander une intervention de support (sur devis, selon la criticité) ou une analyse particulière (sur devis, nature précisée). L'expertise humaine est une brique de premier plan, pas une option de dernier recours.
La vérification, pas seulement le code
La confiance ne se décrète pas, elle se trace. Chaque version porte son état de vérification : qui a relu le code (un humain ou un agent - utile sur les versions manuelles), quels cahiers de tests ont été déroulés, par qui et sur quel environnement, qui a vérifié en production. La piste que nous suivons : faire de ces vérifications des gates configurables avant promotion - par exemple, interdire la mise en production tant que le cahier de préview n'est pas passé.
Ce qu'on en retient
- Les décisions produit se prennent entre humains, avant de lancer l'agent.
- Une revue d'expert se convertit, constat par constat, en tâches ou en décisions.
- Chaque version garde la trace de qui a vérifié quoi - la confiance est documentée, pas supposée.
Un bon outil agentique ne cherche pas à remplacer le jugement humain ; il le met au bon endroit et le rend efficace. L'IA code vite - tant mieux. Mais c'est toujours un humain qui décide ce qui mérite d'être codé, et un humain qui dit « oui, ça peut partir en production ». Survol se contente d'outiller ces deux moments. C'est tout, et c'est l'essentiel.
